GABON/CINEMA : La 12è édition des EDL officiellement lancée à l’IFG

21 novembre 20170
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Les Escales documentaires de Libreville (EDL) ont été officiellement lancées ce lundi à l’Institut français du Gabon (IFG) ,ce,en présence des diplomates et autorités franco-gabonaises. La cérémonie de la 12è édition a gratifié le public venu nombreux de deux documentaires sur le Gabon.Un public conquis,qui a d’ailleurs ovationné les réalisatrices et les principaux acteurs de ces documentaires.

« On est tous pygmées » d’Hélène Charpentier et « Aziz’Inanga (Eclipse du clair de lune) d’Alice Aterianus Owanga sont les deux documentaires, respectivement de 26 et 48 minutes qui ont meublé la cérémonie officielle de la 12è éditions des Escales documentaires de Libreville. C’est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre au monde. Une semaine avec 24 documentaires dont 16 en compétition. Une semaine de voyage, de découverte, de réflexion … C’est d’ailleurs dans cette optique que Henri-Joseph Koumba, Directeur de l’Institut gabonais de l’image et du son invite le public à entrer, regarder et apprécier gratuitement les documentaires diffusés à l’Institut français de Libreville tout au long de la semaine.

A l’ouverture, deux documentaires ont accroché le public venu nombreux. Le premier d’entre les deux est intitulé « On est tous pygmées » d’Hélène Charpentier parle d’un acteur principal. Il s’agit du Chef Keza, rappeur-enseignant et médecin traditionnel du Bwiti Dissumba. Il nous guide au cœur de la forêt équatoriale où il se fait le porte-parole d’un mouvement idéologique initié par les rappeurs dans les années 90. Il encourage une réappropriation des langues dans l’histoire et des traditions africaines.

Le second documentaire à l’ouverture officielle n’était autre que : «  Aziz’Inanga (Eclipse du clair de lune)  » d’Alice Aterianus Owanga. C’est l’histoire de l’artiste gabonaise Aziz’Inanga. Des années 70 aux années 90, nous raconte la réalisatrice, la chanteuse sillonna les scènes du Gabon, d’Afrique et du monde. Des scènes où l’artiste a imposé un style inspiré des rythmes traditionnels, du jazz et de musique populaires africaines. Aussi, retenons-nous que dans un des titres de la chanteuse gabonaise intitulé « Kala », Aziz’Inanga dénonçait déjà les injustices, le pillage des déniés publics, le gaspillage et bien d’autres maux qui minaient la société gabonaise. « A certaines circonstances,mieux vaut dire la vérité que de la taire  » pouvait-elle avouer à qui voulait l’entendre.

C’est un public séduit,conquis,accroché et qui ont d’ailleurs gratifié les réalisatrices et les principaux acteurs d’un standing ovation très nourri.L’Institut français du Gabon était pleine.Il promet peut-être y rester ainsi tout au long de la semaine,du 20 au 25 novembre 2017 pour la 12é édition.

Martial TSONGA MBICKA

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