L’ONU Environnement a présenté l’édition française de l’évaluation régionale du 6e rapport sur l’environnement en Afrique

16 juin 20170
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L’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable et le Bureau régional pour l’Afrique de l’ONU Environnement a organisé une conférence de presse le 14 juin dernier à Libreville à l’occasion du lancement de la version française du sixième rapport sur l’avenir de l’environnement mondial (GEO-6) pour l’Afrique. Ce document devrait contribuer à repenser les stratégies de développement dans chaque pays africain.

C’est le siège du Bureau Régional pour l’Afrique centrale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (BRAC-OIF) qui a abrité cette conférence de presse autour de ce document stratégique qui est publié tous les cinq ans à la demande des pays membres, du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE). En présence des représentants du Ministère gabonais de l’Economie forestière, de la Pêche et de l’Environnement, chargé de la Protection et de la Gestion durable des Ecosystèmes , et des partenaires au développement, Yves Nassouri, le Représentant de l’OIF a indiqué que « le GEO ou Global Environmental Outlook qui est à sa 6e édition, dresse un tableau complet des facteurs environnementaux qui contribuent à la santé et au bien-être humains au niveau régional ».

L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à travers l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) basé à Québec, a travaillé sans relâche pendant quatre mois pour traduire en français ledit rapport. Tout en remerciant l’ONU Environnement pour son implication, Yves Nassouri a signifié que « cette initiative, nous l’espérons n’est qu’une première étape dans le renforcement de la coopération entre nos deux entités par le développement de synergies d’actions pour le bénéfice des pays francophones ».

Pour Juliette Biao Koudenoukpo, Directrice et Représentante régionale de l’ONU Environnement pour le bureau Afrique, « ce rapport a été préparé dans la perspective non seulement de contribuer à une meilleure connaissance de l’état et des tendances de l’environnement mondial, mais aussi de renforcer les capacités des pays en matière de gestion de l’information environnementale pour mieux éclairer les décisions sur les politiques de développement durable comme l’avaient demandé les pays membres lors de la 2e Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement. Ce rapport qui fait autorité dans le domaine de l’environnement ne peut atteindre sa pleine portée s’il n’est pas accessible à tous les pays ».

Par ailleurs, ce rapport, a la particularité pour cette édition d’être publié par région et non plus globalement comme cela se faisait dans les précédentes éditions. On y apprend entre autres pour l’Afrique que « 396 000 personnes meurent chaque année en raison de la pollution atmosphérique, principalement du fait de l’utilisation de la biomasse pour cuisson et le chauffage ; le changement climatique risque d’aggraver l’impact des maladies sur les populations africaines ; plus de 500 000 kilomètres carrés de terres en Afrique sont dégradés chaque année en raison de l’érosion des sols, de la salinisation, de la pollution et de la déforestation ».
Il ne reste plus qu’à espérer que ce document ne soit pas un de trop dans les étagères des décideurs, mais qu’il accompagne les réflexions gouvernementales en terme de politique sociale pour un développement équilibré et propice à tous les Africains.

Dorian ONDO

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