JUSTICE : La société civile appelle les magistrats du Gabon à restaurer la justice suite à la torture infligée à Bertrand Nzibi et aux autres détenus

26 janvier 20180
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Torture et dégradation de l’état de santé de Bertrand Nzibi, de Pascal Oyougou et de Landry Washington ainsi que d’autres prisonniers. Des membres de la société civile gabonaise ont tenu à dénoncer ces faits ce vendredi 26 janvier à Libreville.

L’épilogue semble encore bien loin dans l’Affaire Bertrand Nzibi Abeghe ainsi que celles des autres opposants incarcérés sous le climat de la profonde crise sociopolitique au Gabon. Les avocats du prisonnier le plus célèbre du pays depuis les violences des forces de l’ordre d’août 2016 confirment les faits de torture dont leur client a été victime dans sa cellule la semaine dernière. Indignés, des membres de la société civile ont vigoureusement dénoncé cet acte, considéré comme une nouvelle preuve flagrante des violations des droits humains dans ce petit pays.

L’ancien député était au tribunal ce vendredi avec ses défenseurs pour qu’un juge d’instruction constate les traumatismes issus de cette agression. Selon Marc Ona Essangui, défenseur des droits humains, le détenu avait été enchainé, encagoulé et battu par plusieurs personnes, sous l’ordre du Directeur de la prison centrale de Libreville. « Bertrand Nzibi boîtait ce matin au tribunal, signe des sévices endurés dans sa cellule », martelait Georges Mpaga, président de l’ONG ROLBG.

La société civile a saisi l’occasion pour lancer un appel aux magistrats du Gabon : « Il faut que le corps des magistrats se batte pour restaurer la justice dans notre pays. Ceux des magistrats qui estiment que certains juges ne font pas leur travail, que certains juges sont considérés comme des soldats du pouvoir, je pense que ceux-là peuvent dénoncer des choses », Marc Ona Essangui estime aussi que face à la grave crise de confiance qui règne entre la justice gabonaise et le peuple, il est temps que les magistrats mènent des actions fortes pour libérer la justice.

Dégradation de l’état de santé des détenus. La mère de Bertrand Nzibi, très affectée par l’état dans lequel elle a vu son fils au tribunal, n’a pas pu prendre part à la déclaration des membres de la société civile. Très attendue aussi mais absente à cette rencontre, l’épouse de Pascal Oyougou était à la quête de médicaments pour son mari. Ce dernier serait très malade. Pour sa part, Landry Washinton, enfermé depuis 20 mois, souffre d’une maladie cardiaque. Son cœur s’enfle tout seul, ont précisé les membres de la société.

GMN.

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