RÉACTION SUR LE DISCOURS D’ALI BONGO/ "Des promesses trop peu réalistes", estime Marc Ona

3 janvier 20180
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Marc Ona Essangui (fauteuil roulant), lors d’une marche à Libreville contre les violences policières.

Marc Ona Essangui (fauteuil roulant), lors d’une marche à Libreville contre les violences policières.

Le président de l’ONG Brainforest a récemment donné son avis sur le discours d’Ali Bongo Ondimba lors de la traditionnelle présentation de vœux à la Nation le 31 décembre écoulé. Marc Ona Essangui estime que le président Gabonais a fait preuve d’un manque de réalisme.

Dans une vidéo qui circule sur les réseaux sociaux, le membre de la société civile fustige longuement les promesses énoncées dans ce discours adressé au peuple Gabonais. Marc Ona Essangui a dit tout haut son profond doute sur la réalisation des actes annoncés. Une posture inhérente aux nombreux manquements déjà observés et non résolus dans les différentes infrastructures concernées par les derniers engagements d’Ali Bongo Ondimba.

Le Chef de l’État a promis la gratuité des accouchements mais les conditions dans lesquelles les femmes sont reçues dans les hôpitaux sont indésirables, estime le patron de Brainforest : « Avant de parler de la gratuité des accouchements, il faut d’abord se rendre compte de l’évidence de la vétusté des installations dans ces structures publiques. Quand vous allez à l’hôpital général (CHU de Libreville) déjà elles sont plusieurs dizaines dans des petites salles. Il manque de l’eau. L’environnement est insalubre ».

Toujours en matière de santé, l’État prévoit de faire circuler des cliniques mobiles dans le pays. Ces dernières iront jusque dans les zones les plus reculées. Mais là encore, Marc Ona Essangui marque son doute : « Au sujet des bus médicalisés, ils vont circuler sur quelles voies ? Même au niveau de Libreville l’accès est très difficile. Le SAMU peut-il accéder à des zones difficiles ? »

Dès le premier trimestre 2018, Ali Bongo compte équiper les lycées et collèges d’ordinateurs. Une promesse qui semble irréaliste pour le défenseur des droits de l’homme, vu que le minimum n’est pas fait dans les universités publiques du pays : « … à l’UOB les étudiants n’ont pas internet ; ils s’agglutinent autour de l’Assemblée national où le wifi est gratuit. Combien d’écoles ont l’électricité dans les zones rurales ? » Il estime même que plusieurs enseignants n’ont pas la maîtrise de l’outil informatique.

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