FAUNE SAUVAGE/Vers une meilleure gestion de la chasse villageoise en Afrique centrale

21 juin 20170
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Un atelier sous-régional sur la durabilité de la chasse villageoise et de l’approvisionnement en viande sauvage en Afrique centrale s’est ouvert ce 21 juin à l’auditorium du ministère de l’économie forestière à Libreville (Gabon). Objectif, la bonne gestion de la faune sauvage et de la filière viande de brousse.

Dans la sous-région la gestion de la faune sauvage reste très centralisée et a , de longue date, été dominée par une idéologie protectionniste , dans un contexte généralisé d’échec des formes de gouvernance centralisée, influencé par une instabilité politique récurrente et des régimes fonciers complexes. La faune sauvage n’est pas gérée comme un bien collectif et les lois sur la chasse sont donc rarement appliquées . En s’appuyant sur cette hypothèse, le Gabon la RDC , le Congo et la République centrafricaine ont sollicité l’assistance de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et du fond pour l’environnement mondial (FEM) pour conduire des textes pilotes de gestions participative de la faune et de la chasse et définir des modèles qui pourraient être répliqué à plus large échelle. Cet atelier pluridisciplinaire qui vient à point nommé proposera une réflexion sur la gestion durable de la faune sauvage et la filière viande de brousse en Afrique centrale.

Au cour du lancement des travaux, le coordonnateur du bureau sous- régional FAO Afrique centrale, Helder MUTIA , a réaffirmé que si cette approche qui découle de la recherche d’une relation gagnant -gagnant entre toutes les parties concernées apparait comme logique, les défis pour la mettre en œuvre et garantir la préservation des populations faunique et la durabilité des approvisionnements en viande sauvage sont nombreux notamment, les cadres politique et juridique et leur application pour responsabiliser les populations locales et pour organiser et rationaliser la gestion de la faune et de la chasse sont inadéquat.

"C’est dans ce contexte que le ministère de l’économie forestière du Gabon a intégré dans les dispositions du nouveau projet de code des eaux et forêts, les aspects de gestion durable de la faune sauvage et du secteur de la viande de brousse afin de répondre efficacement à cette nouvelle problématique qui impact négativement le quotidien des populations locales", a martelé Estelle ONDO, ministre gabonais à l’économie forestière. Ces travaux prendront fin ce 22 juin après l’élaboration des recommandations.

Justn Biteghe

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