A l’école Pilote du Centre, Auréa transforme la rentrée en un moment d’écoute
Libreville, 26 septembre 2026 – Une rentrée ne se résume pas à un cartable et des cahiers neufs. C’est aussi un moment d’écoute, de parole et d’espoir. C’est le sens qu’a voulu donner l’association AURÉA en organisant ce samedi 26 septembre, à l’École Pilote du Centre de Libreville - 3e arrondissement -, sa première action de terrain : « Le Passage ».Une initiative dédiée aux élèves de CM2, à la veille d’une étape décisive de leur scolarité.
Pour sa première action de terrain, l’association a choisi d’accompagner les élèves de CM2 dans un moment charnière. Comme son nom l’indique, « Le Passage » évoque ce moment où l’enfant grandit, se projette et bascule vers le secondaire. Un passage que l’association a voulu encadrer, expliquer et sécuriser.
Placée sous le slogan « Comprendre pour protéger », AURÉA intervient autour de quatre axes : éducation, sensibilisation, prévention et accompagnement. La thématique du jour : « Bien grandir à l’école : comprendre, s’exprimer et se préparer pour un avenir serein ».
Un retour aux sources chargé d’émotion
Pour sa présidente, Bericha Pauline Oyiba, cette première sortie avait une résonance particulière. Ancienne élève de l’École Pilote du Centre, comme plusieurs membres de l’association aujourd’hui jeunes cadres, elle revenait sur les bancs de son enfance en tant que modèle pour la nouvelle génération.
« Il y a plus de 17 ans, je passais ici même le concours d’entrée en sixième. À cette époque, je n’imaginais pas qu’un jour, je reviendrais ici en tant que présidente d’une association. »
Harcèlement, bien-être, orientation : parler vrai avec les enfants
La matinée s’est articulée autour de trois temps forts. D’abord, le harcèlement scolaire. Moqueries, isolement, humiliations, loi du silence : les enfants ont été invités à mettre des mots sur ce qu’ils voient et vivent, à apprendre à réagir, qu’ils soient victimes ou témoins. Avec une approche globale qui prend en compte aussi l’élève harceleur, souvent influencé ou inconscient de ses actes.
Ensuite, le bien-être psychologique, avec la psychologue Michelle Alara.
Émotions, confiance en soi, dialogue parents-enfants : les parents ont été exhortés à prendre le temps d’écouter le récit de la journée d’école, premier indicateur d’un mal-être.Enfin, l’orientation et le rêve d’avenir. Aider les enfants à se connaître, à croire en leur potentiel et à comprendre qu’un parcours scolaire bien accompagné peut les mener loin.
Une démarche saluée par la directrice de l’établissement, Alice Lemboumba, forte de 26 ans de direction :« Ce genre d’événements est souvent porté par des politiques. C’est la première fois que je vois une association agir ainsi en milieu scolaire. C’est une grâce et un honneur pour nous. »
Elle a rappelé une autre réalité de la rentrée : des élèves absents faute de moyens. D’où l’importance de ces gestes de solidarité.Des kits, mais surtout un repèrePour clore la cérémonie, AURÉA a remis aux élèves des kits scolaires, kits d’hygiène et produits alimentaires, ainsi qu’un don d’hygiène pour l’établissement.
Au-delà du matériel, l’association veut laisser une empreinte durable : celle d’adultes qui écoutent, conseillent et orientent.« Nous sommes tous de passage, mais ce que nous transmettons peut laisser une empreinte durable », a résumé Bericha Pauline Oyiba.
Portée par un bureau composé de Bericha Pauline Oyiba - présidente, Mavoungou Bayonne - vice-président, Nguema Pénélope - secrétaire générale, Bataba Genny - conseillère et Bataba Elisha Slane - trésorière, AURÉA entend inscrire son action dans la durée, avec pour boussole : écouter, prévenir et accompagner.
DM/MT






