Gabon, violence en milieu scolaire : Depuis un moment, il ne se passe un mois sans enregistrer des cas de violence de plus en plus graves en milieu scolaire.
Les enfants sont à la fois les premiers incriminés, mais en même temps les premières victimes et plus loin, le pays tout entier qui est souillé par une telle recrudescence d’actes violents dans les temps du savoir.
En réalité, les parents en particulier, et la société elle-même en général, sont le sous-bassement de cet état de fait.
Considérant cette défaillance parentale, l’Etat doit désormais prendre ses responsabilités :
1- Proposer et adopter au parlement, des lois qui obligeraient les enfants identifiés comme récalcitrants ou violents, à passer un "stage de recadrage comportemental" dans les casernes militaires ou les prisons et ce, soit en milieu scolaire, soit durant les grandes vacances scolaires sans que cela ne s’assimile réellement à un service militaire obligatoire, non plus à une condamnation.
2- Proposer et faire adopter des lois qui obligeraient les jeunes, durant les grandes vacances scolaires, à participer aux activités dites de "tourisme culturel" aux frais de l’État, afin que ces jeunes qui sont nés en ville, évoluent en ville et ne connaissent quasiment rien du village, découvrent la richesse culturelle du Gabon, apprennent dans les corps de garde, subissent des initiations dans les rites traditionnels à caractère éducatif selon les régions et les coutumes.
3- Revoir la formation et les objectifs des Surveillants en milieu scolaire car, ils ne sont pas outillés pour les cas de violence en milieu scolaire ; ils jouent à la limite, un simple rôle de dissuasion et rien d’autre, en plus d’être à nombre insuffisant.
4- En lieu et place de la police dans l’enceinte ou aux abords des établissements scolaires, une sécurité privée prise en charge par le Ministère de l’éducation nationale pourrait aider car, elle aurait pour mission de sillonner l’établissements et instaurer un climat de paix et d’apprentissage sans violence ; ce qui aurait même pour effet de créer des emplois.
5- Instituer une commission sécurité dans chaque établissement scolaire composée des responsables de l’établissements, des représentants du Ministère de l’Éducation nationale, du Tribunal des mineurs, des représentants des APE et des Psychologues, serait l’occasion de faire régulièrement le point, prévenir les débordement et mieux encadrer les ambitions sécuritaires en milieu scolaire.
La prison, tout azimut ne me parait pas la seule solution, et certainement pas la meilleure car, certains esprits pour agir soit comme un œuf, d’autres comme une carotte, alors que tous devraient s’identifier au café.
Prenons à bras le corps cette affaire car, l’avenir du Gabon qui pèse à la fois sur les générations actuelles et futures semble être confronté à un manque de maîtrise de ce phénomène et, dans ces conditions la crise risque de nous detourner de nos objectifs de développement.
Comme notre désir le plus ardent est que nos enfants fassent mieux que nous, c’est à nous les parents associés au gouvernement, de prendre nos responsabilités, à moins que ce que ces enfants font actuellement serait vu comme déjà mieux que ce que nous avons fait dans le passé, mais j’en doute fort.
C’est la responsabilité de l’Etat et du gouvernement de régler ce problème au plus vite et en interpellant les parents car, les moyens humains, matériels et/ou fichiers ne peuvent constituer un frein.
J’ai parlé, et à ceux qui décident de prendre leurs responsabilités.
Donald Urbain INDINGUI
Acteur politique
Membre du Bureau Politique du (PDG)
1er arrondissement de la Commune de Port-Gentil






