"Un conseil pour arrêter cette grève générale illimitée et sans service minimum"
Les employés du secteur pétrolier ont menacé de se mettre en grève dès minuit hier. Je ne dirais pas qu’ils ont raison, mais il est évident que, depuis plusieurs mois, une commission mise en place par Son Excellence le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, n’a toujours pas réglé les problèmes liés aux revendications des employés travaillant sur les sites pétroliers. Ces employés sont mis à disposition par des sociétés de prestations de services, une pratique qui les exploite et les prive de leurs droits fondamentaux.
Monsieur le Président de la Transition,
je vous exhorte à ne pas écouter certaines personnes qui ne vous disent pas la vérité. Ces individus, souvent propriétaires de ces mêmes sociétés de prestations de services, ne peuvent pas transmettre fidèlement vos directives aux responsables concernés. Leur conflit d’intérêts compromet les promesses faites aux travailleurs et contribue à la persistance de ce problème.
Il est incompréhensible que, après plusieurs mois, cette commission n’ait toujours pas trouvé de solutions à un problème qui perdure depuis des années. Pourtant, des solutions existent. En mon temps, lorsque j’occupais le poste de Directeur Général Adjoint de la société Addax Petroleum, j’ai été le premier à mettre fin aux contrats de prestation de services. J’ai fait passer tous les employés, jadis mis à disposition par des sociétés tierces, au statut d’employés directs d’Addax, payés directement par l’entreprise. Cela a permis d’améliorer leurs conditions de travail et de renforcer leur loyauté envers l’entreprise.
Aujourd’hui, à moins de deux mois d’une élection présidentielle cruciale pour notre pays, comment peut-on laisser une telle situation dégénérer ? Cela ressemble à un complot, tout comme l’affaire des coupures de courant orchestrées par la SEEG.
Monsieur le Président de la République,
il est temps de prendre des mesures fortes contre toutes ces personnes qui ne font aucun effort pour honorer la confiance que vous leur avez accordée. Il est possible de mettre un terme à ces pratiques de prestation de services. Je l’ai fait par le passé, et je suis prêt à aider vos équipes de manière bénévole pour y parvenir, pour le bien de la population gabonaise et de Port-Gentil en particulier.
Je dispose du savoir-faire nécessaire et suis un négociateur professionnel. Les employés qui ont travaillé avec moi vous le confirmeront : pendant plus de 15 ans en tant que responsable, nous n’avons jamais enregistré un seul mouvement de grève, car nous savions écouter, dialoguer et négocier avec le personnel.
Soyons dignes de la confiance que le Président de la République place en nous. Le Président ne peut pas être partout pour régler tous les problèmes du pays. Il nous délègue une partie de son pouvoir, et c’est pourquoi nous devons nous surpasser pour trouver des solutions aux défis qui se présentent.
À ceux qui boycottent les actions du Président de la Transition, arrêtez immédiatement. Vos manœuvres sont transparentes, et la population vous observe. Sachez que là où vous vous cachez, c’est là où nous vivons. Comment comprendre qu’à moins de deux mois, nous enregistrons toutes ces grèves ? Hier, la SEEG coupait l’électricité ; ce matin, nous nous réveillons avec une grève générale du secteur pétrolier sans service minimum. Demain, ce sera quoi ? Le non-paiement des pensions des retraités ?
Je demande à la population de rester vigilante. Le Président de la Transition n’est pas responsable de tous ces maux. Ce sont les vestiges de l’ancien système, infiltrés dans le système actuel, qui sabotent ses actions.
En conclusion, nous demandons instamment à ces perfides trompeurs d’arrêter leurs désordres. La population est à bout de patience et risque de s’en prendre à eux, car leurs manœuvres sont désormais à découvert.
Honneur et Fidélité à la Patrie
Armand DAGRAÇA
Citoyen engagé






