COP21 : Le Gabon réaffirme sa volonté à limiter le réchauffement à 2°C
Paris, 1er décembre (Gabonews) – Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, présent à Paris en France, pour sauver, aux côtés de ses pairs, la planète placée depuis fort longtemps en « état d’urgence » a réaffirmé la volonté de son pays d’agir de concert avec la communauté des nations pour limiter le réchauffement climatique à 2°C.
« Comme je me suis engagé à Copenhague, je réaffirme la volonté du Gabon d’agir de concert avec la communauté des nations pour limiter le réchauffement à 2°C », a déclaré hier le numéro un gabonais, Ali Bongo Ondimba devant ses pairs dans l’enceinte du Parc des expositions du Bourget, transformé en véritable forteresse.
La réduction des émissions de gaz à effet de serre englobe 95% des émissions mondiales.
Pour Ali Bongo, la situation exige plus des précisions aujourd’hui et que son pays va prendre toute sa part du fardeau de l’atténuation en réduisant de moitié ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2025.
« Pour y parvenir, nous avons déjà commencé à ajuster notre stratégie, notre gouvernance économique afin d’immigrer vers un modèle de développement qui doit être aussi sobre en carbone qu’efficace dans l’utilisation des ressources naturelles », a précisé le successeur d’Omar Bongo Ondimba.
Selon lui, le Gabon a décidé d’interdire le torchage des gaz issus de l’extraction pétrolière en remplaçant progressivement ses centrales à gaz oïl par des centrales à gaz avant d’ajouter qu’en 2025, le programme actuel du Gabon en matière de construction des barrages hydrauliques doit amener le pays à un mixte énergétique de 80% hydroélectricité et de 20% de gaz.
Ali Bongo a décidé également de bien gérer la forêt en respectant ses engagements en faveur du climat mais aussi de la préservation de la biodiversité.
Dans un langage franc et direct Ali Bongo a aussi attiré l’attention des pollueurs de la planète de prendre leurs responsabilités à l’issue de la COP21 dans la capitale française.
« L’heure n’est plus aux débats entre le juste et l’injuste. Tout le monde doit faire partie de la solution », a martelé le président gabonais dont le pays compte parmi les meilleurs élèves en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la protection de la nature en Afrique.
Pour se faire, les pays industrialisés doivent accentuer leurs actions en faveur des pays du sud par le transfert des technologies à des coûts soutenables dans les domaines de l’agriculture et des énergies propres.
« C’est le prix d’une responsabilité partagée pour ne pas rompre la confiance et la solidarité et parvenir à un accord universel aussi engagé que possible sans lequel, nos discours resteront vains », a souhaité Ali Bongo, porte parole de l’Afrique centrale qui regroupe tous les pays membres des forêts du Bassin du Congo, deuxième réserve des forêts du monde après l’Amazone, avant de conclure : « agissons pour ne pas être responsable sinon le jugement sera sévère ».
Ouverte lundi par le président français, François Hollande, la COP21 qui réuni plus de 150 chefs d’Etat et de gouvernement prendra fin le 11 décembre 2015.
Laurent Fabius, le président de la COP21 attend impatiemment la fin de cette grande conférence sur le climat pour venir annoncer six mots simples au monde entier : l’accord de Paris a été adopté. Pour le moment, on reste dans l’expectative.
Jacques Jarele SIKA






