Vers la présidentielle : La transition au bord d’un tournant décisif
Après les événements survenus le 30 août 2023, les Gabonais attendaient avec impatience la tenue des prochaines élections, dans le cadre de la nouvelle Constitution.
Le gouvernement de transition, sous la direction du Chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguema, a fixé ces élections au 12 avril 2025. L’annonce a été faite par le porte-parole du gouvernement, Dr Séraphin Akura, à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 22 janvier :
« Le présent projet de décret est pris en application de l’article 113 de la loi organique nº001/2025 du 19 janvier 2025, fixant le collège électoral pour l’élection du président de la République au titre de l’année 2025. Au terme de ce décret, le collège électoral est convoqué le samedi 12 avril 2025. Le scrutin se déroulera de 7h à 18h conformément à la réglementation en vigueur », a déclaré le porte-parole.
Ce scrutin marquera la fin de la transition politique au Gabon et l’ouverture d’un nouveau chapitre. Dans moins de deux mois, les électeurs choisiront celui ou celle qui guidera le pays durant les sept prochaines années, dans un contexte de grandes attentes pour une gouvernance renouvelée et efficace.
Au pouvoir depuis près de deux ans, Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la transition, chef de l’Etat, est salué par une partie de l’opinion publique pour avoir restauré une certaine stabilité. Cependant, cette étape charnière suscite des interrogations majeures sur ses intentions futures.
En parallèle, un nouveau Code électoral a été adopté par le Parlement dimanche dernier. Ce texte, dont les détails ne sont pas encore publics, introduit plusieurs réformes importantes, notamment l’éligibilité des militaires, magistrats et comptables publics à toutes les élections.
Cette réforme, perçue comme un tournant dans l’histoire politique du pays, divise néanmoins l’opinion. Une question brûlante revient : Brice Clotaire Oligui Nguema se portera-t-il candidat à la présidentielle, comme la loi le lui permet désormais ? Ou tiendra-t-il sa promesse de céder le pouvoir à un civil, conformément aux attentes exprimées par une partie des Gabonais ?
Face à ces interrogations, les avis sont mitigés : certains estiment que Brice Clotaire Oligui Nguema pourrait se porter candidat pour assurer la continuité des réformes engagées, tandis que d’autres espèrent qu’il respectera son engagement de céder le pouvoir à un civil.
Alors que le code électoral reste à être officiellement publié, l’incertitude domine. Le pays retient son souffle, suspendu à la décision qui pourrait redéfinir le futur politique du Gabon.
SD/MT






