Alerte maximale sur de la viande de volaille contaminée à la Salmonelle importée de Pologne en RDC
L’autorité congolaise de réglementation pharmaceutique (ACOREP) a, dans un communiqué rendu public ce mardi 04 août, alerté la population de la République démocratique du Congo sur la présence potentielle de lots de viande de volaille contaminés sur le marché national.
Les alertes proviennent du Ministère de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale après avoir reçu plusieurs notifications émanant du Rapid Alert System for Food and Feed (RASFF) de L’Union européenne, faisant état de la détection de Salmonella enterica dans certains produits de viande de volaille réfrigérée importés de Pologne et destinés au marché de la République Démocratique du Congo.
« À ce jour, les investigations de l’ACOREP ont permis d’identifier deux lots : Lot n° 6499132169 et Lot n° 6499132374. Il s’agit plus spécifiquement des ailerons de poulet, des filets de poulet et des cuisses de poulet. La consommation de ces aliments peut entraîner des complications graves, surtout chez les enfants, les personnes âgées et les personnes immunodéprimées », a alerté l’ACOREP.
Les risques sanitaires liés à la Salmonelle
L’autorité congolaise de réglementation pharmaceutique met en garde la consommation de produits contenant du Salmonella enterica. Selon les experts de la santé, la consommation de produits contaminés par cette bactérie peut provoquer une salmonellose, une infection alimentaire se manifestant principalement par de la fièvre, des diarrhées, des douleurs abdominales et des vomissements. « Dans certains cas, des complications graves peuvent coûter la vie », préviennent les experts.
A la suite de ces notifications, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance Sociale a indiqué avoir instruit cette direction de diligenter des investigations sur le terrain afin de localiser les produits concernés, d’évaluer leur présence sur le marché national et de prendre toutes les mesures réglementaires nécessaires à la protection de la santé publique.
L’Office Congolais de Contrôle (OCC) sous le feu des critiques
L’Office congolais de contrôle est-elle au courant ? Les réseaux sociaux s’enflamment déjà et remettent en question la mission de l’établissement public. Il est inadmissible pour de nombreux internautes que tout un service répandu sur l’ensemble du territoire national ne soit pas sur la première ligne pour anticiper ce danger.
« Nous n’avons pas un service sérieux de contrôle. Dommage, je n’ose même pas imaginer ce que j’ai mangé durant les années passées si c’était bon pour ma santé ou pas. Imaginez si cette agence n’avait pas eu l’intention de communiquer, cette viande maudite serait déjà dans nos ventres, peut-être que c’est déjà le cas », a déploré Jospin, un utilisateur sur le réseau X (ex-Twitter).
Appel à la vigilance et consignes strictes
Les notifications du RASFF ne précisent pas encore les marques commerciales des produits correspondant à ces lots, ni l’entreprise d’importation, pour des raisons d’enquête en cours. En conséquence, l’ACOREP recommande à la population de faire preuve de la plus grande vigilance lors de l’achat et de la consommation de viande de volaille importée.
« Nous demandons à tous de maximiser la vigilance, de vérifier, dans la mesure du possible, l’origine ainsi que les références (numéro de lot, étiquetage) des produits achetés, et de s’abstenir de consommer tout produit faisant l’objet d’un doute quant à son origine ou à sa qualité sanitaire. Il faut signaler sans délai aux autorités sanitaires compétentes ou à l’ACOREP tout produit suspect ou tout cas d’intoxication alimentaire susceptible d’être lié à la consommation de ces produits », peut-on lire sur ce document signé par le directeur général de l’ACOREP, Christian Ntumba Ngoy.
Les équipes de I’ACOREP, en collaboration avec les services compétents, ont mentionné poursuivre les opérations d’identification et de retrait du marché, conformément à la réglementation en vigueur.
L’autorité congolaise de réglementation pharmaceutique demande également aux importateurs, distributeurs, grossistes et détaillants auxquels sont destinés lesdits produits de prendre les mesures de s’abstenir de toute commercialisation des produits concernés, de procéder à leur isolement au sein de leurs stocks et de collaborer pleinement avec les équipes d’inspection dans le cadre des investigations en cours.
Albert MUANDA






