L’inclusion financière des femmes : le levier caché de la croissance du Gabon
Libreville, 30 juillet 2026 – Et si l’avenir économique du Gabon passait d’abord par les femmes ? C’est la conviction portée ce jeudi à la Cité de la Démocratie, où se sont tenus des ateliers de formation dédiés à l’autonomisation économique féminine. Des ateliers initiée par la Promotrice de l’ONG Finance Solid’, Gwenaëlle Simbi épse Marat-Abyla sous le marrainage de Louise Pierrette Mvono, ministre de la Planification et de la Prospective.
Un cadre prestigieux pour un enjeu majeur, observe t-on. C’est dans l’une des somptueuses salles de la Cité de la Démocratie, tout récemment inaugurée par le Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, que l’événement s’est déroulé.
Pour certains observateurs, c’est un symbole fort pour aborder un sujet au cœur des ambitions de la 5è République : bâtir une économie plus inclusive et plus résiliente. À l’initiative de ces travaux, Gwenaëlle Simbi épse Marat-Abyla, promotrice de l’ONG Finance Solid’. "L’argent qui dort est un argent qui ne crée pas de valeur"souligne t-elle au passage.
Pour Gwenaëlle Simbi épse Marat-Abyla, il faut inviter les femmes gabonaises à se saisir des outils financiers pour devenir des actrices à part entière de la transformation économique du pays.
"Cette réalité constitue un défi majeur, mais également une formidable opportunité d’action. Une opportunité parfaitement en phase avec la vision portée par Son Excellence Brice Clotaire Oligui Nguema, Président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement, à travers son Projet de Société pour la République, qui place le capital humain, l’autonomisation des femmes, l’entrepreneuriat et l’inclusion économique au cœur du développement national." a t-elle insisté appelant les femmes à donner le meilleur d’elles tout en agissant au mieux.
Pendant plusieurs heures, les participantes ont réfléchi, échangé et été formées sur les mécanismes d’accès au financement, à l’épargne, au crédit et à l’entrepreneuriat. L’idée centrale : faire de l’inclusion financière des femmes un véritable levier de croissance pour le Gabon.
« Les femmes représentent plus de la moitié de la population. Les exclure du système financier, c’est freiner le développement », a rappelé la promotrice de Finance Solid’. Pour elle, donner aux femmes les moyens de créer, d’épargner et d’investir, c’est directement injecter de la dynamique dans les quartiers, les marchés et les entreprises.
Le marrainage institutionnel de la Planification
L’événement a bénéficié du haut parrainage de Louise Pierrette Mvono, ministre de la Planification et de la Prospective. Sa présence a marqué la volonté du Gouvernement d’aligner les initiatives de la société civile avec les grandes orientations nationales. Car le sujet dépasse le cadre associatif. Dans un contexte où le Gabon cherche à diversifier son économie et à réduire les inégalités, l’accès des femmes aux services financiers devient une priorité de politique publique.
Plus de femmes bancarisées, plus d’entreprises dirigées par des femmes, plus de projets financés : c’est autant de PIB en plus et de familles qui sortent de la précarité. Un premier pas vers un changement durable. Au terme des ateliers, le message était clair : l’inclusion financière n’est pas une faveur.
C’est un investissement. Un investissement rentable pour les femmes, pour leurs communautés, et pour la nation. Avec cette première édition, Finance Solid’ pose une pierre importante. Reste à transformer ces réflexions en actions concrètes : accès au microcrédit, accompagnement, éducation financière et partenariats avec les institutions bancaires.
Le Gabon de la 5è République se construira avec toutes ses forces vives. Et manifestement, les femmes entendent bien en être le moteur.
MTM






