Matsatsa (Ogooué-Lolo) : L’ombre de la corruption plane sur les richesses du village Vouvou
Un droit bafoué sur le terrain. C’est ainsi qu’Arthur Ikabanga Kabanga qualifie la situation que prévaut actuellement dans le village dit Vouvou, situé dans la province de l’Ogooué-Lolo. Laquelle situation dépasserait le cadre d’un simple litige d’orpaillage pour devenir le symbole d’un dysfonctionnement institutionnel flagrant.
Muni d’un titre d’exploitation artisanale dûment délivré à son père, Firmin Pascal Ikabanga, le fils Arthur Ikabanga Kabanga se serait rendu sur le terrain dans le but d’organiser le travail des artisans orpailleurs, de structurer l’activité et de garantir une retombée économique légale pour la communauté locale.
Aux dires de ce dernier, ses démarches de mise en conformité se seraient heurtées à un mur d’hostilité dressé par des réseaux clandestins bien implantés. Au lieu de trouver le soutien des forces de l’ordre pour faire valoir le droit de propriété minière de sa famille, sieur Ikabanga se retrouverait isolé face à des exploitants illégaux agissant en toute quiétude.
La passivité troublante des forces de l’ordre
Toujours selon le fils, ce qui indigne le plus la population et l’ayant droit, c’est le rôle — ou plutôt l’inaction — de la brigade du district de Matsatsa. Un des responsables actuellement en poste serait pointé du doigt : suivant les dénonciations d’Arthur Ikabanga, l’officier connaîtrait parfaitement l’identité des individus qui pilleraient ces gisements, ainsi que les lieux de résidence de leurs familles.
Malgré ces informations claires et la présence certaine des infractions, aucune intervention n’aurait été menée. Ce regard impuissant, pour lui, ressemblerait de plus en plus, aux yeux des victimes, à un soutien tacite, voire à une complicité passive qui entretiendrait l’impunité et alimenterait le sentiment de mascarade judiciaire dans le département.
"Malgré les interpellations et les réunions de multiples réunions organisées avec le Préfets, le commandant de brigade, les chefs de villages, de regroupements et voire les chefs canton , rien n’est toujours fait. Les forets sont entièrement dévastées , plus de cinquante(50) rivières ont été exploitées illicitement" souligne t-il.
Appel à un arbitrage supérieur et à l’État de droit
Face à ce blocage et à la détérioration de la sécurité autour des sites miniers de Vouvou, Arthur Ikabanga refuse de céder au découragement et saisit l’opinion publique. Il appelle formellement le Ministère des Mines, les services compétents en matière de sécurité et les autorités provinciales à diligenter une enquête indépendante.
Il demande l’évacuation immédiate des occupants illicites, le rétablissement complet de ses droits d’exploitation hérités de Firmin Pascal Ikabanga, ainsi que des sanctions disciplinaires et judiciaires à l’encontre de tous ceux qui, par leur silence ou leurs actions, protègent la clandestinité au détriment de la loi.
AIK/ES






